Bienvenue dans ma tête
Ce week-end, je participais à une fin de semaine intensive au camp musical de Lanaudière. Il faisait beau, il faisait froid et le décor automnal était superbe. Étant entré dans l’orchestre symphonique des jeunes de la Montérégie en septembre 1999, j’en suis présentement à ma dixième saison. Je suis très attaché à cet orchestre et à mes camarades. Je me suis rendu compte il y a quelques années, que non seulement j’avais énormément de plaisir à y jouer, mais qu’en plus, j’étais fier d’en être membre. Je me souviens exactement du moment. Lors d’un festival des orchestres de jeunes du Québec. À une ovation qu’on avait reçue (soit celle du début, soir celle de la fin) au concert où on avait joué l’ouverture de la force du destin de Guiceppe Verdi et la Marche Slave de Piotr Tchaikovsky. Ce fut l’une des prestations mémorables que nous avons données à mon avis. Il y en a d’autres, c’est sûr, je pense entre autre à la première fois que nous avions joué la variation Nimrod d’Edward Elgar… des frissons m’avaient parcouru le dos et la nuque au grand crescendo de la fin, et j’avais senti une bulle qui englobait tout l’orchestre, un phénomène difficile à décrire, mais presque ésotérique. Nous n’étions plus 70 musiciens, mais UN orchestre. Je ne me sentais plus jouer, je sentais que je prenais part à une entité. Je ne faisais pas de la musique, la musique était et passait à travers moi, à travers mon corps, je la sentais partout et elle sortait par ma clarinette. Enfin, tout cela pour dire que je suis le doyen de l’orchestre, moi et ma collègue au hautbois en sommes à notre dixième année à l’orchestre et pour cela, nous avons reçu un hommage aujourd’hui. Celle qui annonce la chose, j’ai senti un moment d’émotion, elle était visiblement émue, et quand elle m’a nommé, j’ai compris que c’était pour souligner cette longévité et cette fidélité à l’orchestre. Des mots super gentils. Merci pour les dix dernières années dans l’orchestre, l’orchestre ne serait pas et n’aurait pas été le même sans vous, pas seulement parmi les vents, mais dans l’orchestre complet. C’est une des plus belles choses que j’aurais pu me faire dire. J’ai été très touché, j’étais tout sourire, j’étais flatté. J’ai reçu de beaux cadeaux ; la photo de l’orchestre, celle de cette année, laminée, ainsi qu’une plaque honorifique… tout pour rendre mon éventuel départ encore plus difficile. Est-ce que j’en suis vraiment à ma dernière année? Je ne sais pas.
Ce midi, je suis allé luncher avec un ami que j’avais pas vu depuis 2 ans. Un ami musicien pour qui ça a fonctionné, il vit de ça. On a jasé, et j’en suis ressorti empli de motivation. Basta pour la recherche d’emploi, je pousse à fond sur la musique. Ça peut marcher.
J’ai besoin d’argent. Vraiment. Je suis pas quelqu’un à l’argent, mais là, les dettes, la vie, le salaire qui n’entre pas. C’est pas mal dur. Des grosses dettes en plus. Un an de travail à temps partiel combiné à un diplôme d’études supérieures, combiné à un voyage en Europe… sans oublier une copine qui fallait sortir de temps en temps. C’était bien beau tout ça, mais maintenant, remboursons. Je pense que je me cherche une deuxième job. Je me rends compte que j’en ai trop pas envie par contre. Mais il le faut. Le mieux serait que je trouve un contrat en musique, mais faut être réaliste, ça se fait pas comme ça, une carrière en musique ça se développe avec le temps ; on “trouve” pas une job en musique comme ça du jour au lendemain. Aujourd’hui, la mine basse, j’ai quitté mon appart plus tôt avant le travail pour aller donner un CV dans un garage où ils cherchent des gens pour poser des pneus. Sûrement avec la nouvelle loi de l’an passé sur les pneus d’hiver. Avec ou sans expérience. J’imagine un contrat de 2 mois, peut-être, 17$ de l’heure. En tout cas, je marchais lentement. Dans l’escalier mobile du métro, je suis resté sans bouger. Même en voyant mon métro arriver, je n’ai pas bronché. Je l’ai regardé passer sous mes yeux, je suis allé m’asseoir pour attendre le prochain. Je me suis rendu au métro Longueuil pour recharger ma carte à puce. J’avais l’intention, de là, partir dans le bus qui m’amènerais vers le dit-garage. Mais non, j’ai pas envie, pourquoi je fais ça? J’ai repris le métro, je suis revenu chez moi. Un job dans un magasin de disques ou dans un club vidéo m’enchanterais plus. Je suis donc allé voir. Non merci, on n’a pas besoin de personne pour le moment. Je me suis fait un lunch et je suis parti travailler. Le pire, c’Est que je fais quand même 30 heures par semaine à un assez bon salaire. Mais les dettes. Aussi, avec mon boulot, à la fin de l’été et dans la période des fêtes, j’ai un creux dans mes heures, donc un creux dans mes payes également. On peut compter facilement un mois de difficulté. Alors, lâcher ma job pour en prendre une autre qui me garantirais 37.5 heures? Ouin, peut-être, mais la job ne m’anime pas plus qu’il n’en faut. Je sais plus trop quoi faire. J’attends. J’y arrive avec mon salaire pour le moment, mais ça ferait du bien un bon coup d’argent ces temps-ci. J’attends. Peut-être que demain, je vais appeler pour m’informer pour les pneus. Peut-être que je suis si inactif à ma job depuis 6 ans que j’ai un peu la motivation au neutre. J’ai pas vraiment envie de travailler, tout court. On verra bien.
Incroyable, mais vrai. C’est très vrai en plus, et c’est très drôle. Hier soir, à mon travail, une jeune fille asiatique est venue présenter sa carte de loisirs pour obtenir le terrain de badminton qu’elle avait réservé. Sur sa carte, son nom était comme ça : Fuk Yiu -quelque chose.
Est-ce que j’en fais trop? Bah, non, sûrement pas. Mais mes chroniques du joueur, ont-elle leur utilité? Bah… pas de réponse, c’est un genre de journal, j’écris ça peut-être plus pour moi que pour être lu, si ça en intéresse certains tant mieux, si non, tant pis. Au moins, je prends un certain plaisir à les écrire pour le moment. Donc voilà. Le billard, plusieurs savent que je m’y suis mis depuis quelques années (je suis à ma troisième saison dans la fédération québécoise). Mais plus récemment, j’ai eu la piqure pour le poker. Je joue depuis longtemps. Il y a un bon dix ans que je joue au régulier 5 cartes. Le Hold’em a eu une croissance de popularité effroyable il y a quelques années, j’ai emboîté le pas. Par contre, j’avais rarement l’occasion d’y jouer, ça ne se joue pas seul, et difficilement à deux. Mais depuis quelque temps, je joue plus souvent. Je joue en ligne aussi, faute de partenaires. Et je peux jouer n’importe quand, en déjeunant le matin en petite tenue, ou tard le soir. J’ai commencé à aller dans des tournois dans des bars, et j’adore ça. Plus j’en découvre sur le poker, plus m’aperçois que j’en ai à apprendre, je trouve que c’est un monde vaste et fascinant. J’adore ça. Vraiment ça m’a percuté. Une nouvelle passion, rien de moins.
Eh oui, je suis revenu de mon voyage en Europe avec mon orchestre. Au cours de mon séjour, j’ai écrit dans un journal, à tous les jours, des trucs qui me passaient par la tête, des trucs que je vivais là-bas, des trucs que je visitais. Un peu n’importe quoi, mais intéressant quand même, et je me sens un tout petit peu encore là-bas quand je relis ça. Pour ceux que ça intéresse, voyez le nouvel onglet au haut de cette page. J’ai des photos aussi, mais y’en a trop. Facebook, vous connaissez? Plusieurs photos s’y retrouvent.
Hier soir, à la place à côté, (en face du La Tulipe, sur Papineau) je suis allé voir un show rock un peu progressif. J’avais un ami qui jouait la guitare. Un ami d’enfance que j’avais un peu perdu de vue puisque c’est comme ça la vie, on va dans des écoles différentes, puis le cégep, dans des domaines différents, on rencontre des gens dans notre domaine et on perd de vue les amis d’antant. Mais ça va, on a toujours gardé un petit contact quand même, ne serait-ce que sur internet. Puis, on s’est mis à se revoir depuis un temps. C’est cool ça, ça veut dire que c’est un lien d’amitié assez fort. Bref, il jouait de la guitare dans le groupe Monoceros hier soir. Il était bon. J’ai été surpris par la qualité de ce qu’ils faisaient, un peu de pub : Monoceros.ca.
Vous vous rappelez peut-être que j’avais été pris aux gags Juste pour rire. Si vous cherchez un peu sur ce site, vous allez trouver le billet que j’avais écrit suite à cette expérience. C’est déjà passé à la télé deux ou trois fois déjà. J’ai récupéré ce gag, et je vous le présente ici.
Hier soir, au Skratch de Brossard avait lieu mes retrouvailles du secondaire. Ça fait déjà 10 ans que j’ai terminé. C’était l’année 1997-1998. J’avais les cheveux longs (pas encore aussi long que ma longueur record, mais quand même) J’étais timide, je parlais pas aux filles, ou si peu. Je m’attendais hier soir à retrouver 4-5-6 amis perdus, reconnaitre des visages, mais être mal à l’aise et ne pas discuter. Mais non. Il devait y avoir une centaine de personnes, et je sentais qu’on formait une seule grosse gang. Tout le monde se parlait, y’avait pas de malaise. Dans le fond, presque tout le monde était dans la même situations ; c’est-à-dire que tous avions perdu contact avec tout le monde depuis 10 ans. Y’en a qui ont pris du poid, y’en a qui en ont perdu, y’en a qui sont devenus chauve, d’autres pas. Y’en a qui n’ont pas changé du tout, d’autres qui sont méconnaissables. Y’en a qui ont des vraies carrières, y’en a qui on des enfants, d’autres qui en attendent, d’autres qui cherchent encore la mère. On était une grosse gang d’ados en 1998, et on s’est revu hier, la même gang est devenue adulte en 2008. C’était super friendly, une ambiance super chaleureuse et conviviale. Chaque nouvelles personne qui entrait ou quand je me retournais, je faisait un saut. J’ai été surpris du nombre de noms que je me souvenais, quand même. On s’est résumé un peu nos vies depuis le secondaire. Y’a possiblement des gens à qui c’était la première fois que je parlais, c’est un peu ironique, mais c’était plaisant. 10 ans, ça passe vite, d’un côté, mais d’un autre côté, on dirait qu’il s’est passé une vie entière depuis cette époque. Des élèves turbulents qui sont devenus profs, des petits “bums” (ou plutôt l’image qu’ils projetaient) qui sont devenus avocats ou des buisnessmen. Des gens qui n’avaient pas de barbe et qui en ont maintenant. C’était une soirée qui m’a fait vivre beaucoup d’émotions. J’étais tellement heureux d’être là, content de revoir le monde, ça me rappelais l’époque où il n’y avait pas de soucis à avoir, on était pénard, tranquille. Puis en même temps, la petite sensation du temps qui file, que chacun a fait sa vie de son côté, on est parti dans des chemins tout éparpillés. Nostalgie. Y’a eu le sentiment que j’ai pas avancé dans la vie autant que d’autres, mais j’ai pris un chemin différent, c’est correct… et aussi j’ai été rassuré à quelques reprises. Quand je voyait un gars qui avait plein de cheveux au secondaire et qui est rendu chauve, ou encore qui cale beaucoup, ou encore qui a pris du poids, je me trouve pas mal. Je vieilli inévitablement, mais les signes de l’âge ne m’ont pas encore trop trop affecté, je me conserve bien. J’aimerais organiser une autre soirée du genre (avant un autre 10 ans bien entendu).
Hier soir et cet après midi avaient lieu des concerts de l’orchestre à vents de musique de films dont je fais maintenant partie depuis un mois. Le programme était consacré à la musique de jeux vidéo. Il y avait une énergie palpable sur la scène, parmi les musiciens. J’ai eu des frissons à quelques reprises (lors des deux représentations). J’ai très hâte d’entendre l’enregistrement. Le chef avait un immense plaisir à diriger, ça se voyait, et pour ma part, j’ai eu un immense plaisir à jouer, également. Ça sonnait vraiment très bien.
Charles Maheu est un jeune homme exerçant un boulot plus ou moins palpitant, mais qui lui procure de la stabilité et pas trop de tracas. D'un autre côté, la musique, le cinéma, les jeux vidéo et le billard le passionnent. Bachelier en musique, en écriture, il espère un jour gagner sa vie avec la composition de musique de films et/ou de jeux vidéo. Il parle à la troisième personne, car c'est de cette façon, comme il l'a appris dans son cours de gestion de carrière, qu'on fait une biographie.