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LE CYCLE : Best Overall Film, Best Short et Best Screenplay au FAMFEST 2010

Les Productions Outofnowhere inc. sont fières de vous annoncer que le dernier court-métrage d’Éric Falardeau, LE CYCLE (2009, DV Cam, 7 minutes) a remporté les mentions BEST OVERALL FILM, BEST SHORT FILM (Meilleur Film) et BEST SCREENPLAY (Meilleur scénario) à la deuxième édition du FAMFEST (Johnstown, NY, États-Unis).

L’an passé, Coming Home (super 8mm, 2008, 19 minutes) avait raflé la mention Meilleurs effets spéciaux.

Bravo à toute l’équipe!
Merci à l’équipe du FAMFest et à Brandon Brown.

FAMFest Myspace : http://www.myspace.com/fmfilmfestival
ThanatoFilms : www.thanatofilms.com

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Pour ceux qui ne seraient pas au courant, Éric Falardeau est un jeune réalisateur avec qui je travaille pour composer la musique de ses films. C’est moi qui aie composé la trame sonore de Le Cycle. Cette bonne nouvelle arrive quelques jours après avoir appris que le prochain court métrage d’Éric recevra du financement de la SODEC. Ça se développe!!

Beren et Luthien

Samedi 25 mars, jour du concert.  8h : réveil.  Douche, bouffe et en route pour le boulot.  8h45 : arrivée au boulot.  Je me tape la preimère saison dvd de Beauty and the geek.  –gracieuseté de Vinnie, merci mec-  Très intéressant, bien rigolo par moments.  J’essaie de ne pas trop penser au concert de ce soir.  Quand j’y pense, je suis hyper nerveux.  Pas de faire le concert, pas de faire jouer ma pièce, mais plutôt d’aller la présenter à l’avant, devant les spectateurs.  17h : mon remplaçant arrive.  Le stress monte légèrement d’un cran.  Le tout est mêlé d’exitation, parce que je suis confiant que ma pièce sera bien jouée, j’en suis fier.  Je vais chercher quelques amis, histoire de faire du covoiturage avec des collègues de l’orchestre.  18h : resto.  La tension monte encore doucement.  18h30 : fin du repas, nous devons être à la salle de concert pour la prise de son, réchauffement, etc.  18h45 : arrivé à la salle de concert.  Je suis nerveux pour vrai.  De mon souvenir, c’est la première fois en 7 ans que je suis nerveux à un concert de l’orchestre.  Mon trac me rappelais l’effet que me faisait l’anticipation d’un concert en solo, lorsque j’étais aux études.  La répétition se passe bien.  19h30 : aux loges.  Je tremble de l’intérieur, c’est indéniable et je sais bien que dans quelques minutes, je vais possiblement trembler de l’extérieur également.  19h50 : entrée sur scène.  Je ne peux pas être immobile.  Sur ma chaise, au milieu de l’orchestre, je tapotte ma clarinette, je tappe des pieds, je prends de grandes respirations.  J’ai une histoire à aller expliquer au public dès la seconde pièce.  20h : Silence, on s’accorde.  Aye, c’est parti.  Ouverture de Orphée aux enfers de Offenbach.  Tout se passe bien.  Vers la fin de l’œuvre arrive le « french can-can ».  Oups, déjà mon tour.  Fin de la pièce, les gens applaudissent.  Dans mon ventre, je sens mes trippes qui s’agitent, j’ai les mains moites, le souffle court.  Mon chef annonce que la prochaine pièce est d’un jeune compositeur, musicien de l’orchestre, monsieur Charles Maheu.  Je ne peux plus reculer, j’ai très hâte de faire jouer ma pièce, mais de me présenter à l’avant, ouch.  Il dit de très belles choses à mon sujet, du genre, il nous a souvent apporté de ses pièces, je lui donnais mes commentaires.  Cette année, il nous a apporté une pièce tout à fait magnifique, on ne pouvait pas la passer sous silence, vous allez comprendre pourquoi.  De plus, les musiciens aiment jouer cette œuvre.  Je cède maintenant ma place à Charles… applaudissement.  Debout, on voit la foule, on est plus haut que le niveau des têtes des musiciens, c’est déjà impressionnant, alors de s’avancer vers le podium.  Je m’avance, je serre la pince de mon chef au passage.  Bonsoir… ouff… je raconte l’histoire qu’illustre ma pièce, je m’en sors bien, je crois.  Quelques minutes plus tard, je reprends ma place.  Ouff, la pression tombe.  Allons-y!  Les premières notes de violons se font entendre, wow!  Comme je suis fier.  La pièce se déroule très bien, malheureusement la harpe était manquante et elle tient un rôle important dans ma pièce, mais ça ne me décourage pas du tout.  20 minutes, peut-être 23, plus tard, fin de la pièce, silence de quelques secondes, puis la foule se met à applaudir.  Le soliste salue, le chef me fait signe, je me lève, je me rends auprès de lui, accolade avec le soliste, mon ami, je serre la main de mon chef le remerciant de bien avoir voulu exécuter ma pièce en concert, il me félicite, les musiciens m’applaudissent, j’ai des crampes dans les joues, je suis ému, mon cœur bat à tout rompre, je me tourne vers la foule bruyante, je salue, les spectateurs se lèvent, je reçois des fleurs, je suis fier, je suis bien.  Nous reprenons nos places dans l’orchestre pour entâmer la Chevauchée des Valkyries de Wagner.  Le stress s’étant totalement dissipé, je m’amuse lors du concert, je joue avec plaisir, avec sourire, la musique entre en moi, c’est génial.  Entracte.  Plein de gens viennent me féliciter, mes amis, ma famille et aussi plein d’inconnus qui ont été touchés pas ma pièce.  Je suis honoré.  Que de bons commentaires.  J’ai même donné quelques autographes.  Je me suis fait dire que j’allais aller loin dans le domaine musical.  J’étais touché à chaque fois.  Quelqu’un m’a dit qu’il en avait eu les larmes aux yeux, un autre m’a dit « au nom de la musique, merci »  wow!  Celui-là était étudiant en composition également.  Merci, merci beaucoup.  J’étais impressionné du résultat ainsi que de la réponse des gens.  Je me sentais un peu petit dans mes souliers face à toutes ces éloges, mais je les acceptais avec plaisir et fierté.  J’en étais secoué.  À la fin du concert, le chef nous fait lever par section, d’abord les cuivres, il arrive aux bois, mais avant, il me fait lever seul, le compositeur.  Les applaudissements retentissaient déjà, mais à ma levée, surprise, ça me touche beaucoup ; l’ovation double d’ampleur, de la part des spectateurs autant que des musiciens autour de moi, merci, merci.  Encore à la fin du concert des gens me félicitaient.  La sensation qu’une soirée comme ça donne, c’est difficile à décrire, mais je ne connais rien qui puisse donner le même effet.  Au début, la boule dans le ventre, les mains moites, les jambes molles, ensuite, l’émotion, la reconnaissance envers les gens qui ont aimé ce que tu as fait, ça les a touché, wow.  J’ai réussi quelque chose de très grand.  C’est une expérience à répéter, c’est sûr!  Merci à ceux qui étaient présents, j’ai plus que hâte de visionner le vidéo ainsi que d’entendre la copie CD.