Europe, été 2008 – Salzbourg, Prague, Vienne, Munich.

Mardi, 5 août : Heure locale (Montréal) : 20h50. Je suis présentement dans l’avion, tout va bien. On vole au dessus des nuages, c’est superbe ; quand on passe devant un trou de nuages, on voit la ville en dessous. Coucher de soleil : l’horizon est pourpre. J’écoute les nouvelles françaises, c’est semi-intéressant. On a reçu un menu et semble-t-il qu’un apéro est prévu pour dans une demi-heure.

Mercredi, 6 août : Nous sommes toujours dans l’avion, le premier vol. Il est minuit et quart et on voit déjà le lever du jour. Subtil un peu, mais tout de même. Minuit et quart et on voit le jour qui veut se lever, c’est parce qu’on approche de la France. Dans deux heures, on y arrive. J’imagine qu’on est présentement au-dessus de l’océan Atlantique et le fuseau horaire dans lequel nous sommes doit être à quatre heures du matin… Si mes calculs sont bons. Les lueurs orangées me rappellent effectivement les levers de soleil que j’ai vus à quatre heures du matin… mes calculs doivent être corrects. J’essaye de dormir dans l’avion, comme une grande partie des passagers autour de moi. J’arrive à fermer l’œil, mais je n’ai pas encore dormi pour vrai. Je me plais bien dans l’avion.

45 minutes plus tard. C’est le matin. Il fait jour, il est 7h00. Petit déjeuner. Yogourt aux fraises, jus d’orange, muffin, café. Ouais, 7h00, heure de Paris, France. Il est maintenant près de 8h00 et nous amorçons notre descente, j’aperçois la rive.

9h30 (3h30am à Montréal). Nous attendons notre vol pour se rendre à Munich. Pas vraiment d’endroit pour s’asseoir. Le vol est un peu retardé : 40 minutes. L’embarquement est dont prévu pour 10h20. Le vol est à 11h00. Pas si mal. Je ne me sens nullement fatigué. Voyons plus tard.

11h00. On embarque dans le deuxième avion. Nous avons pris une navette de l’aéroport jusqu’à l’avion, dans lequel nous sommes montés par un escalier. L’avion est plus petit. Il est cool quand même. Les Français qui parlent en anglais, c’est drôle. En embarquant dans l’avion, une dame a dit un message en français puis en allemand. J’avais pas réalisé, mais c’est sympa. On annonce 24 degrés à Munich.

Nous sommes arrivés à Munich. Récupération des bagages, autocar. Après 30 minutes de route, nous nous sommes arrêtés pour luncher. Nous sommes sur le point de repartir. Il nous reste environ une heure trente avant d’arriver à Salzbourg.

17h00. Nous avons obtenu notre clé pour notre première chambre d’hôtel. Nous avons un beau balcon en bois. Troisième étage, vue splendide sur les montagnes. J’ai dormi 30 ou 40 minutes dans le bus qui nous a mené à Salzbourg. C’est comme s’il était 11h00 du mat au Québec, on n’a pas encore dormi, mais je ne me sens pas trop mal, la nuit sera bonne ce soir.

21h20. Notre première journée (qui en fut deux) tire à sa fin. Des envies de se faire une partie de poker nous ont trotté dans la tête, mais la fatigue a pris le dessus sur nos projets. Je vais bien dormir. Je suis éveillé depuis 20 heures environ. Je vais en dormir onze cette nuit, ça va faire du bien. Au programme demain : visite guidée de Salzbourg et répétition de trois heures en après-midi.

Jeudi, 7 août : 8h00. J’ai bien dormi, remis complètement du décalage et de la nuit blanche. Il fait super beau dehors. Superbe vue de notre chambre d’hôtel. Les chaînes de montagnes derrière sont un peu enneigées.

Nous avons visité Salzbourg. Les Jardins de Mirabell. Mira = vue, bell = belle. Ensuite, le musée qu’était la maison natale de Mozart. Malheureusement, photos et films étaient interdits. J’ai vu trois clavecins et un manuscrit de Mozart. Puis, spaghetti dans un resto italien.

Retour dans le bus à 14h30. On va à l’hôtel, prendre nos instruments et nous avons une répétition jusqu’à 17h30 dans une église à Thalgau.

20h00. Nous prenons notre repas du soir à mi-chemin dans la montagne coiffée du château fort de Salzbourg. Le resto a des fenêtres nous offrant une vue sur un château. En venant, nous sommes passés devant un terrain qui comportait une unique maison. Il y avait pourtant assez de place pour des voisins. Pourquoi est-ce ainsi? Cette maison appartenait au bourreau de la place… et personne ne voulait vivre près de lui. J’essaye d’apprendre quelques mots d’Allemand. Pas facile, mais j’adore.

Minuit. Nous sommes dans une partie de poker depuis une heure. Après le resto, nous avons marché un peu dans le centre-ville de Salzbourg. Nous nous sommes arrêtés dans un café, où Mozart allait, j’ai entendu dire. Les éclairs de chaleurs illuminaient le ciel avant que la pluie se mette à tomber. Nous sommes retournés au bus, le rendez-vous, au tunnel. Et voilà, retour à l’hôtel, bière préalablement achetée et poker.

Vendredi, 8 août : 7h15. Le wake-up call vient de sonner. Ça fait un peu tôt, le poker s’est terminé à 00h45. Tout de même six heures et demie de sommeil, ça va aller. Ça a l’air plus pénible pour mes co-chambreurs que pour moi ; ils s’accordent une petite demi-heure supplémentaire. Pour moi, c’est la douche.

10h30. Saint-Wolfgang. Nous avons visité un superbe quartier. L’auberge du cheval blanc, comme l’opérette, et une église dont l’autel est un chef d’œuvre qu’il n’y a même pas au Louvre. Une sculpture et des peintures datant du XIVe siècle. Il y a ça ici, ainsi qu’à Prague. L’eau du lac est magnifiquement turquoise.

13h45. Nous sommes dans un restaurent du centre-ville de Salzbourg. Le Zum Mohren. Mozart et Schubert ont fréquenté ce resto il y a quelques centaines d’années.

21h45. Nous sommes de retour à l’hôtel après un concert mémorable. Le public autrichien nous a aimé. Une dame a pleuré lorsqu’on a joué l’ouverture de la flûte enchantée de Mozart. Standing ovation, rappel, Unter Donner und Blitz de Johann Strauss. J’ai personnellement trouvé que le début du concert était annonceur d’un de nos très bons concerts, un de nos meilleurs. Puis, vers le milieu, des petits accros, rien de grave, mais ça doit être le manque d’endurance des musiciens en vacances. Tout de même, un concert qui restera gravé dans ma mémoire. De plus, il était haut en émotions. En effet, lors de l’ovation à la fin, j’ai remarqué une collègue qui s’essuyait les yeux. Elle songe à quitter l’orchestre donc en principe, ses derniers concerts avec l’orchestre seraient ceux de la tournée. Je ne sais pas si elle va revenir sur sa décision. Ça m’a touché. Et ça m’a fait penser que l’an prochain sera ma dixième et dernière saison avec l’orchestre. Comment vais-je réagir lors de mon dernier concert? Et j’ai une telle envie d’écrire!!! (Composer).

Samedi, 9 août : Hier soir, la partie de poker s’est terminée vers 1h45. Un peu tard. C’était très plaisant. Nous avions quelques bières tablette. Nous étions quatre, avec des bouteilles à différents niveaux de liquide et nous avons joué une petite mélodie. Mary Had a Little Lamb. Cela nous a procuré pas mal de plaisir et de rires. Mais ça, c’était avant le poker. Bon, là, il est 8h40, nous avons eu notre petit déjeuner et maintenant, nous sommes dans l’autobus. Il devrait partir d’une minute à l’autre. Nous nous dirigerons vers Prague. Six heures de route, une pause pour déjeuner (comme quand on dit dîner) bref, le lunch.

Nous sommes à 160 km de la frontière de la République Tchèque, la Bohème. Deux heures de route, une heure de pause, puis trois autres heures pour se rendre à Prague. Nous allons passer devant l’église où le compositeur Anton Bruckner a été baptisé. Va falloir changer quelques Euros pour des Couronnes.

15h00. Petite pause pipi, on arrive à Prague bientôt. Peut-être trente minutes.

Nous sommes arrivés à Prague (Praha) et la pluie s’est arrêtée. Prague, c’est délabré, ça a l’air pauvre en campagne, en bordure d’autoroute, mais le centre-ville et la « vieille ville » c’est superbe! La capitale de la République Tchèque. On a vu une cathédrale gothique assez gigantesque. C’était impressionnant et magnifique. J’ai vu la maison de Bedrich Smetana, qui est maintenant devenue un hôtel. Il y avait beaucoup de touristes et des jolies filles. D’ailleurs, j’ai bien ris quand j’ai appris que Brahms et Strauss (qui étaient copains) aimaient pas mal les filles. Et notre guide Fritz nous a spécifié : « ça veut dire – pas mariés ». Ensuite, nous avons dîné au restaurent à Prague. Une bonne bière brassée sur place. On peut très bien se débrouiller en anglais. Au resto, au petit magasin ainsi qu’à l’hôtel… évidemment. Là, il est 23h00, je suis de retour à l’hôtel. Le casino qu’il y a au rez-de-chaussée m’attire pas mal, il attise ma curiosité. Y aurait-il du poker Texas Hold ‘em? Mais la fatigue l’emporte. Et même si je me dis : « t’es en Europe, à Prague, profite de chaque minute! » La fatigue l’emporte quand même. Dans les cinq prochaines minutes, je serai déjà plongé dans un confortable sommeil. Demain soir, nous avons un autre concert. Et nous passerons une autre nuit ici avant de nous diriger vers Vienne (Wien). Alors, pour le casino, peut-être demain soir. On verra.

En Autriche, j’aurais dit par chœur : « Guten Nacht » Mais ici, en Tchecky, on dit (je dois regarder ma petite carte) « Drobrli Vecer ». Bonne nuit.

Dimanche, 10 août : Je me suis couché tôt hier, ça a fait du bien. Je suis en pleine forme et il fait beau ce matin. On se dirige vers le centre-ville et Prague, voir un musée, etc.

Oh boy! Les filles tchèques!

Mais avant ça, on a visité la maison de Mozart à Prague. Il est venu à Prague parce que sa copine (peut-être) était la fille du maire de Prague… ou quelque chose comme ça. Anyways, la maison était très cool, pas très long à visiter, mais on a vu des instruments qui lui ont appartenus, des manuscrits, etc.

Maintenant, il est midi, nous avons du temps libre jusqu’à 14h30. Nous sommes présentement dans une pizzeria. J’ai trouvé un joli verre de shooter, j’essaye d’en trouver un par ville que nous visiterons. J’ai aussi trouvé un kit de collection de cinq petites bouteilles d’absinthe. J’ai hésité un peu à cause du prix : 590 Kc. Mais en fait, ça donne 24,50 € Alors, ça vaut la peine. Ça va nous donner une bonne soirée avec les copains. En même temps, quelque chose d’un peu typiquement tchèque… absinthe. C’est beau, il fait beau, nous sommes entre amis, la vie est belle!

Je viens d’apprendre qu’il y a une table de billard au rez-de-chaussée de l’hôtel…
… non, non, non. Table de carambole. Sur trois baguettes, une seule avait un tip et il était en plastique (ou peut-être du phénolique). Ce n’était pas du billard. Effets : impensable. Pas grave.

17h00 ou presque. Oh my god! On joue au Palais Zofin. C’est incroyable. Je suis entré dans la salle et j’en suis encore bouche bée. Y’a pas de mot pour dire comment c’est beau. Genre la salle de bal dans La belle et la bête, mais en vrai. Trois gigantesques lustres en or pendent du plafond. Une mezzanine au-dessus de la scène, un balcon du côté jardin. Tout est en or, les décorations aux murs et plafond. Sûrement qu’il y a de la peinture dorée, mais quand même. C’est inimaginablement beau. Incroyable qu’on joue ici. Heureusement que j’ai pris mon appareil photo avec moi. Le palais est sur une petite île sur la Moldau. Quelle romance. J’en reviens pas encore de la beauté de la salle, j’en suis ému, ébahi… ou les deux… oui, oui, les deux.

Nous attendons dans l’autobus, nous venons de terminer le concert. C’était extra. Vraiment, je trouve que nous avons très bine joué, autant qu’avant-hier. Par contre, la foule, vu son nombre peu garni, était plutôt discrète. Dommage, parce que je ne sentais pas l’énergie qu’il y a habituellement, comme vendredi, aussi. Par contre, techniquement et musicalement, je trouve que nous étions solides comme du roc. C’est le concert qu’on a fait dans une salle si impressionnante. Mauvaise formulation… C’est la salle dans laquelle nous avons joué qui était la plus grandiose et sûrement la plus riche historiquement et culturellement. C’était un honneur et une grande chance pour nous d’y jouer. Je n’oublierai jamais ça. Bon, allons dîner.

Peu de monde ce soir ; la raison : le concert a été annoncé ce matin seulement.

La salle, avec son plafond avec les lustres et tout, était une reproduction parfaite de la salle où joue l’orchestre philharmonique de Vienne! Aussi, parmi les spectateurs, il y avait un enseignant au conservatoire de Prague. Il a dit à Luc que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas entendu un aussi beau concert. Il lui a même confié que nous étions meilleurs que l’orchestre du conservatoire!

Lundi, 11 août : 7h00. Lever un peu dur. Douche. On s’en va bientôt pour le petit déjeuner. Ensuite, en route vers Wien.

9h30. Nous sommes partis de l’hôtel vers 8h30. Nous sommes en route vers Vienne. Ça écrit trop mal dans le bus. Il me semble que ce n’était pas si pire sur la route de Prague. Peut-être une route en moins bon état. J’ai tout de même écrit des cartes postales. Et je suis pas mal sûr qu’elles sont lisibles. Nous allons nous arrêter vers 11h00, 11h30 pour manger. Ensuite, il semble qu’on devrait être à Vienne vers 14h00, 14h30. J’ai hâte de voir Vienne.

C’est superbe, Vienne. C’est le retour en Autriche. Notre hôtel est au centre-ville, tout est proche. Nous nous sommes arrêtés pour voir un grand palais où Mahler, Bruckner, Strauss et Karajan ont dirigé des concerts. On a aussi vu la maison dans laquelle Bruckner est mort. Dans le centre-ville, il y a le théâtre, le parlement, la maison de Strauss, une maison où Beethoven a vécu.

Notre dîner était au resto Augustinerkeller. C’était hyper délicieux. Vraiment succulent. Salade grecque en entrée. Poulet je ne sais trop quoi avec du riz. Et gâteau aux fraises en dessert. De plus, un accordéoniste a contribué à agrémenter la soirée. Retour à pieds à l’hôtel, histoire de mieux voir le centre-ville. C’est superbe!

Mardi, 12 août : 9h45. Le lever a été un peu rough : discussion intense avec Michael hier soir. Mais ça va. Il fait super beau. Nous sommes devant le château de Bellefontaine, Schönbrunn, à Vienne. Magnifique. Renversant. On va y entrer bientôt… et les belles filles sortent de partout.

Dans l’après-midi, nous sommes allés visiter le cimetière central de Vienne, toujours actif aujourd’hui. C’était très touchant de voir ça. Les tombeaux étaient des œuvres d’art en soit. Il y a une section où les grands compositeurs sont enterrés. Malgré que je n’ai pas trouvé les tombes de Shoenberg et de Berg, je me suis tenu devant celles de Brahms, Strauss, Schubert, Beethoven ainsi que devant un monument honorifique dédié à Mozart. Le corps de Mozart a en fait été enterré à St-Marx. Peut-être est-ce extrémiste, ou peut-être pas, mais j’ai rapporté un brin de gazon qui a poussé sur la tombe de Beethoven. Un brin de gazon, c’est un peu con, c’est pas grand-chose. Mais un brin de gazon qui a poussé un mètre au-dessus du cercueil de Beethoven, c’est une toute autre affaire. Je crois que ça va devenir un objet fétiche pour moi quand je travaillerai sur des compositions.

Ensuite, nous sommes allés déjeuner au centre-ville de Vienne. Temps libre. J’ai mangé avec des copains sur la terrasse d’une pizzeria italienne. J’ai fait sourire le serveur quand j’ai dit : « Gratze ». Ensuite, crème glacée, commande avec le nom allemand. Quelque chose Liebe : « l’amour des framboises » j’imagine. Parce que c’était un truc aux framboises. Délicieux. On a marché un peu, dans la foule, l’été, la rue piétonnière, le soleil, c’était super plaisant. Petite boutique souvenirs. Éventuellement, retour vers le bus devant l’opéra de Vienne, et devant le resto d’hier soir.

Nous nous sommes dirigés vers le Prater où nous y avons pris notre dîner. Moi, j’ai bien aimé. Soupe au foie de dinde, porc avec riz et légumes vapeur et en conclusion, petit gâteau aux fraises avec de la crème fouettée. Le Prater, c’est un parc d’attractions. Mon idée était qu’après le repas, je serais allé faire deux, peut-être trois manèges et repartir vers l’hôtel en métro dans l’objectif de me coucher tôt. Fatigué à cause de la courte nuit de la veille. Finalement, ce fut une soirée excellente! Huit manèges. Des trucs avec de l’eau, des montagnes russes, du Go-Kart, des choses qui tournent et qui tournent dans tous les sens, et un manège dans lequel on nous fait prendre une douche… pour vrai! J’ai la voix affaiblie, mais quelle soirée! Donc, retour à l’hôtel en métro, c’est beau, c’est propre et c’est nous-même qui ouvrons la porte du wagon lorsqu’on arrive à destination. Marche de dix minutes, retour à l’hôtel, WC, journal de voyage et dans une minute (ou deux) je profiterai du délicieux plaisir de la vie qu’est dormir. Nous aurons d’autre temps libre au centre-ville demain, j’aimerais trouver le magasin de partitions que des amis ont trouvé. Aussi, nous donnerons deux concerts demain. Un en après-midi et un autre en soirée. L’envie de jouer au poker me passe quelque peu par la tête, mais je serai sage. Je dis : « Guten Nacht ».

Mercredi, 13 août : Nous avons quitté l’hôtel ce matin vers 9h15. Après environ une heure, une heure et demie, nous nous sommes arrêtés dans un petit village pour visiter la maison de Haydn. Nous roulons encore dans la campagne, y’a plein de vigneries (ça se dit ça?)

Nous venons de faire notre concert en plein air. Nous avons traversé un beau parc pour se rendre à la scène. C’était un bon concert. L’acoustique était un peu difficile et notre programme était écourté. Un petit concert expéditif un peu, mais tout de même plaisant. On a bien joué.

Le concert du soir, dans la cour d’un château fort a très bien été. De mon point de vue, j’ai trouvé qu’on avait joué aussi bien qu’à Salzbourg, et peut-être même de manière plus constante. Quand on a eu fini, ovation debout par les Viennois. Touchant. Ensuite, on réalise que c’était le dernier concert : de la tournée pour la plupart ; dans l’orchestre pour certains. Émotions, larmes, câlins, photos. C’était intensément émouvant. Un rappel de ma discussion avec Mike la première nuit à Vienne. Je suis tellement fier de faire partie de cet orchestre!

Jeudi, 14 août : Dernier matin à Vienne. Hier, je me suis couché tard. Comme plusieurs j’imagine. Quelques verres ou shots de scotch. Il est 9h30, nous sommes dans le bus et nous partons vers Munich. Un trajet de six ou sept heures nous attend. Je vais poursuivre un peu ma nuit de sommeil dans le bus.

Nous nous sommes arrêtés à 13h15 pour déjeuner dans un resto près de Salzbourg. Sur la terrasse du resto, on avait la vue sur les montagnes et un lac turquoise. Magnifique. Le service était plutôt moyen, mais la bouffe était bonne. On est à nouveau dans le bus, on est passé à Salzbourg, et là, on a quitté l’Autriche. En route vers Munich (München)

17h30. Munich, c’est le mot latin pour Moine. Elle a été fondée par des moines.

19h30. Nous dînons dans une très beau restaurent. Dernier souper. J’aime la gang. Beaucoup de plaisir lors de ce voyage.

Il est présentement, je sais pas, autour de 22h15. Je suis dans la chambre d’hôtel à Munich, c’est très beau. Assez moderne. Très classe. Y’a les olympiques à la télé, mais j’éteins bientôt. La pluie et les éclairs à travers la fenêtre. La fin de la tournée est arrivée. Bonne nuit, Guten Nacth.

Vendredi, 15 août : 5h30. Le Wake-up call sonne. Ouch. Il fait encore noir. Ok, dix petites minutes de plus. Ok, à la douche. C’est le jour du départ. Mes bagages sont prêts, j’irai au petit déjeuner quand Mike sera sorti de la douche. J’ai un petit mal de tête emmerdant. Ça a commencé hier soir, avant de me coucher. J’espérais que ça parte en dormant, mais non, pas tout à fait. Peut-être que ça va partir en mangeant.

8h00. Nous sommes arrivés à l’aéroport de Munich. On se divise en deux groupes. Moi, faisant partie du deuxième groupe, deuxième départ, je ne pars qu’à 12h55. Mais c’est correct. Notre guide nous a dit : « le ciel de Munich pleure votre départ. » C’est cute. Il a aussi dit : « souvenez-vous. La vie n’est jamais un sens unique. » C’est l’fun. Je vais sûrement me souvenir de cette phrase. Bon, attendons.

12h50. Nous sommes dans l’avion. En l’air (en route) vers Paris.

14h30, on vient d’atterrir sur Paris. On roule encore…

On a très peu attendu à l’aéroport. Peut-être une heure. Le temps d’arriver, de nous compter, voir si tout le monde était là, passer les détecteurs de métal, se rendre à la porte d’embarcation et attendre en file. Il est 16h20, nous sommes supposés partir vers 16h45. Un vol de six heures et demie, sept heures, mais nous arriverons une heure et demie plus tard, à l’heure locale, à cause du décalage.

Je sais pas trop il est quelle heure. Mais nous sommes présentement au bord du Groenland. On voit par le hublot les montagnes enneigées, c’est super beau. On voit aussi de gros morceaux de glace dans l’eau, près de la rive. J’imagine qu’on arrive relativement bientôt. Ah ok, je viens de voir. Heure locale à destination, soit Montréal : 15h00. Plus que deux heures quarante-cinq de vol.

On arrive… Pile à l’heure.


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